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JMC
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« le: Mars 26, 2009, 11:50:46 » |
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Il est très fréquent de constater des écarts, parfois très importants, entre les résultats annoncés par une plateforme de génération de trafic (Adserver, liens sponsorisés, emailer) et ceux fournis par la solution de Web-Analytics. Ces écarts sont alors sources dans le meilleur des cas d’interrogations sur la fiabilité des données, dans le pire des cas de conflits entre prestataires. La seule constante, vérifiée dans tous les cas, est l’insatisfaction de l’utilisateur qui ne s’y retrouve pas et doit choisir d’utiliser les données de l’un ou de l’autre, voire de travailler sur un compromis qui laisse toujours planer un doute sérieux. En effet, il devient difficile d’évaluer le Retour Sur Investissement d’une campagne si les données fournies par deux sources différentes (chacune a priori réputée fiable) sont discordantes. Les prestataires plateformes et Web Analytics sont-ils en conflit, si oui le sont-ils durablement ou parviendront-ils à harmoniser leurs processus pour rendre le service qu’on attend d’eux ? Peut-on éviter les querelles de méthodes et les conflits d’intérêts qui discréditent l’ensemble des prestataires et enfin obtenir des données fiables et concordantes dont nous avons besoin pour calculer et améliorer le ROI de nos campagnes ?
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JMC
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« Répondre #1 le: Mars 26, 2009, 12:59:10 » |
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Exemple adserver : Le premier constat que nous devons entériner est que les prestataires ne fournissent pas le même indicateur : alors que le serveur de publicité mesure des clics, le prestataire web analytics mesure des visites. On comprend dès lors la difficulté de les comparer stricto sensu et l’obligation d’accepter d’emblée la possibilité d’écarts relativement importants car un clic émis ne sera pas forcément transformé en une visite entrante sur l’url de destination.
Les écarts liés à la topologie du réseau Internet
Il est acquis qu’un pourcentage non négligeable des clics émis n’aboutissent pas, et ce pour des raisons les plus diverses : L’internaute change d’avis ou est interrompu par un évènement extérieur, le réseau sature momentanément et un routeur est inaccessible, pour ne citer que les cas les plus fréquents. Ce pourcentage ne peut être qu’évalué, et si l’on a connu des taux proches de 30% voici 8 à 10 ans, on peut aujourd’hui, en se basant sur nos observations et études de cas avec de nombreux clients annonceurs, ramener ce taux à une fourchette de 5 à 15%
Les interférences techniques
-Performances serveurs : Il est possible que l’url de destination se trouve sur un serveur sous dimensionné ou sur-sollicité donc inaccessible ce qui se traduira par des visites perdues (comptées en clics, mais pas en visites entrantes). Une telle faille ne peut être détectée que par un outil de supervision. -Rechargement de page : Cela ne va pas assez vite, l’internaute recharge la page après avoir cliqué -Marqueur Javascript : Bien sûr, le marquage doit être fait dans les règles de l’art et prendre en compte les particularités du site. Un marquage non rigoureux peut entraîner la non prise en compte d’une visite, par exemple : oSi l’exécution du javascript est désactivée par le visiteur dans son navigateur, c’est la partie « noscript » du marqueur qui comptera la visite. oSi le marqueur est mal placé, comporte des anomalies ou est incomplet oSi la page d’arrivée comporte une redirection non prise en compte par le marquage
-Clickfraud et double clic : Un robot peut être programmé pour générer des clics (rare mais cela peut arriver), les internautes peuvent faire des doubles-clics sur la bannière (deux clics pour une visite dans le meilleur des cas). Il est à noter que certains adservers proposent la notion de « clic unique »
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JMC
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« Répondre #2 le: Mars 26, 2009, 01:02:52 » |
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Si nous récapitulons les pièges à éviter, la solution « tout-en-un » doit donc : -Mesurer les affichages bannières -Mesurer les clics -Mesurer les clics aboutis (visites parvenues à destination) -Etre partageable en consultation -Détecter le Clickfraud -Mesurer les performances serveurs
La solution devra provenir d’un tiers de confiance dont la fiabilité est reconnue. Cette solution devra également être multi-sources pour, au-delà de la problématique adserving décrite ci-dessus, permettre la comparaison des différentes sources nécessaire à une gestion analytique du plan marketing online dans son intégralité. Nous avons également vu qu’un outil de supervision sera nécessaire pour détecter les anomalies liées aux performances serveur qui expliquent (plus souvent qu’on ne le pense) certaines baisses de performances de certaines campagnes Marketing. Toutes ces fonctionnalités devraient être idéalement regroupées dans un même espace de travail cohérent, homogène et ergonomique pour apporter une productivité optimale.
Je crois que les contraintes sont exhaustives... Si vous en relevez que je n'ai pas citées, je suis preneur!!
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MichaelNotte
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« Répondre #3 le: Mars 26, 2009, 01:33:05 » |
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Trés bon sujet et très complet - j'ai d'ailleurs écrit un article perso sur le sujet (en Anglais) http://www.kaizen-analytics.com/2009/03/your-web-analytics-data-vs-advertising.htmlHonnêtement, je me contente de vivre avec ces contraintes et me concentre sur les tendances - en général, l'impact est similaire sur l'ensemble des sources - et veille à détecter les sources qui ne donnent pas de bonnes perfs' Sans contester l'importance des annonceurs et des métriques qu'ils fournissent, pour moi je pense que la notion de clic ou de CPC n'a pas beaucoup d'intérêt d'un point de vue ROI. Une entreprise n'a que faire de genérer des clics - ce qu'elle veut c'est attirer des visiteurs, de préférence de "qualité", c'est générer des prospects ou des ventes. Pour moi une campagne se mesure en cout per visite/visiteur, cout par visite de qualité, cout par lead/vente ou tout autre indicateurs lié au business. Mais payer pour un clic, c'est n'est pas un but en soit. Par exemple, quel est l'intérêt d'une source pour laquelle le CPC est bas si toutefois 90% des visites abandonnent sur la première page ou dans les 30s. J'ai déjà vu des campagnes où ce n'était pas forcément la source avec le plus bas taux de CPC qui avaient le cout per prospect le plus bas. (à ça il faut ajouter la notion de quantité - car avoir une source pas chère mais qui génère 3 leads - c'est bof). Donc il est important de s'assurer tant qu'on peut de lier campagnes advertising avec ce qui se passe sur le site i.e. tagguer ses liens avec votre outil de WA préféré et de segmenter par campagne, par format, par source...Et mettre les chiffres en amont et en aval ensemble et puis tant pis si ça colle pas à 100%. Bon évidemment si un fournisseur arrive à fournir un outil idéal, ce serait différent. Mais bon, ça se saurait si le Web (et le monde en général) était idéal.  En attendant... Michael www.kaizen-analytics.com
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« Dernière édition: Mars 26, 2009, 01:36:01 par MichaelNotte »
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JMC
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« Répondre #4 le: Mars 26, 2009, 02:08:19 » |
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Bonjour, Michael Je viens de lire votre article sur Kaisen : vraiment très intéressant. Et bien sûr je suis tout à fait d'accord sur votre analyse sur les campagnes et le ROI. Et tout particulièrement sur le couple campagne+expérience visiteur dont je pense comme vous qu'il est en effet la clé de voûte du ROI d'une campagne.
C'est pour cela que nous avons (AT Internet, avec Analyzer II) développé de nouveaux marqueurs multi-variables faisant aussi appel à des redirections : Les affichages des bannières ainsi que les clics sont comptés avec le même protocole que celui utilisé par la plateforme (adserver, mais aussi emailer ou liens sponsorisés), le comportement sur le site est ensuite audité en pur WA... L'avantage est de réconcilier les données de la plate-forme de génération de trafic avec celles du WA, de mesurer les écarts précis, d'en expliquer une bonne partie, puis de lier la visite à un process multi-branches contenant processus de persuasion, et plusieurs processus de conversion classiques (entonnoirs) sur plusieurs types de conversions. De plus, Observer (outil de supervision intégré dans l'interface) permet de détecter toute défaillance serveur en liaison avec les performances de la campagne... Je reprends également votre importante remarque sur la segmentation couplée au multivar qui permet de consulter des process pour une création, variante, un format, une position dans la page, etc. et j'y ajouterai l'A/B Testing (pour nous A/B/C/D Testing)
L'idéal n'est pas encore là, je confirme, mais le WA avance à grands pas.... Jean-Marie
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« Répondre #5 le: Mars 30, 2009, 09:35:06 » |
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Appel à vos retours d'expérience :
- Avez-vous déjà constaté des écarts entre les data fournies par une plateforme de génération de trafic et un service de webanalytics? - De quel ordre? A quelle fréquence? - Plutôt sur quel type de plateforme ? (adserver, emailing, liens sponsorisés?
- Comment avez-vous géré cette problématique? - Avez-vous constaté une évolution de ces écarts dans le temps?
- l'harmonisation des data de ces deux sources ainsi que leur mise en perspective est-elle importante selon vous? - si elle est obtenue, doit-elle vous servir plutôt - à valider les données des uns et des autres - à vérifier le ROI d'une campagne - à maîtriser vos budgets - à lancer une deuxième vague (plus ciblée) de la campagne
Merci de vos retours JM
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« Répondre #6 le: Avril 15, 2009, 12:40:31 » |
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N'hésitez pas à vous inscrire sur ce forum, cela permettra de partager l'information et de répondre directement aux posts... (Je ne jette pas la pierre, c'est ma première inscription)
Si je résume les remontées reçues, je trouve deux catégories assez bien partagées (et cela m'étonne beaucoup) - D'une part ceux qui considèrent que l'écart est somme toute "normal" et peu préoccupant - D'autre part ceux qui stressent chaque fois qu'ils constatent de tels écarts (presque à chaque coup)
Bon, ok, ne m"en veuillez pas si vous ne vous retrouvez pas vraiment dans ces catégories, je caricature un peu (beaucoup)
Par contre, je vois une constante : Que l'on soit dans l'une ou l'autre de ces catégories, c'est au web-analytics qu'on demande des explications (aussi aux emailers, mais rarement (jamais, apparemment aux adservers)... Bizarre, non? Alors que ceux-ci sont (pas toujours, mais le plus souvent) tiers de confiance, neutres face aux résultats) tandis que ceux-là sont partie prenante (le renouvellement de leur contrat dépend du succès de la campagne)
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Renaud Joly
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Referencement et webanalytics
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« Répondre #7 le: Juin 07, 2009, 09:48:26 » |
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effectivement il ne faut pas se décourager si ca ne colle pas à 100%, je fais partie des optimistes qui constatent que l'écart s'est plutôt réduit ces derniers temps.
mais je recommande à chaque outil a sa fonction - les plateformes servent de référence pour la facturation (sous le contrôle du trafic manager qui chasse la fraude) - l'outil de mesure d'audience (écart de 5% à 10%) sert au pilotage macro du site ou a analyser le comportement des visiteurs - le backoffice / SI sert de référence au comptable ;-)
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« Dernière édition: Juin 12, 2009, 11:40:36 par Renaud Joly »
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« Répondre #8 le: Juin 09, 2009, 10:57:53 » |
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Pour ma part, je privilégie plutôt la notion de tiers de confiance : Utiliser des services qui ne soient pas partie prenante du résultat. Par exemple, une plateforme DOIT afficher de bons résultats si elle veut renouveler un contrat, alors que le service de mesure reste neutre. De plus si nous gérons deux adservers, il est très utile de pouvoir les comparer sur une base neutre : le service de mesure va permettre d'étudier les résultats de ces deux prestataires concurrents et permettre de réaffecter les emplacements, par exemple
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